Une vieille interview d'Harry
Quand as tu commencé à jouer de la batterie?
Harry: J'ai commencé quand j'avais 16ans, donc j'en joue depuis 4ans maintenant. J'ai essayé de jouer de la guitare quand j'avais 14ans, mais mon prof ne m'enseignait que les rythmes que l'on apprend à la maternelle. Et deux de mes amis avait un groupe de punk, et quand le batteur les a quittés, je suis allé les voir un jour où ils répétaient. Et il y avait une batterie, alors je m'y suis assis, et j'ai commencé en quelques sortes à taper le rythme, et je tentais de suivre la basse. Nous étions vraiment très bons amis, et ils ont pensé que ce serait cool si je jouais de la batterie. [Rires] Je ne me souviens pas combien on était dans mon école, mais sur 60, ou 70 personnes, il n'y avait qu'un ou deux batteurs. Donc la soirée là, j'ai envoyé un email à un batteur que je connaissais et je lui ai demandé: "Est-ce que tu pourrais me montrer deux trois trucs?". On allait à la chapelle tous les dimanches soir, et juste avant d'y aller, il m'apprenait quelques battements. Je suis vite devenu accro, et j'ai énormément pratiqué. Mais j'ai passé la première année à apprendre par moi-même, et écouter de la musique pour tenter de la copier. Et j'ai vraiment progressé le jour où j'ai pris des leçons.
Est-ce que tu jouais par-dessus les chansons ?
Harry : Ouais, des fois, mais la plupart du temps, je ne faisais que taper des rythmes. Et je jouais et sortais avec le groupe de mes amis. Plus tard, j'ai rejoins un autre groupe à l'école où on jouait des chansons des Red Hot Chili Peppers. Au début, c'était punk, des trucs plutôt simple, et ensuite on a commencé à jouer Rage Against The Machine, des choses plus de ce genre là. J'adorais vraiment ça. Je dois en plus avouer, que je n'étais pas très discipliné. Je vivais dans un appartement à Londres, et c'était très dur parce que je ne pouvais pas avoir de batterie, alors j'en ai eu une électronique, mais je ne pense que ce soit le meilleur moyen pour en jouer. Maintenant, je peux tout simplement m'asseoir devant la télé, et taper sur un oreiller pendant trois ou quatres heures.
Tu peux lire la musique ?
Harry : Non, je n'ai jamais lu une partition de batterie. Je n'ai qu'une mince idée de comment les lire, genre, Okay ça c'est le charleston, mais je n'arrive pas à lire tout dans l'ensemble. Bien souvent, les enfants disent : Je veux vraiment jouer de la batterie, mais ensuite ils s'ennuient parce que leurs profs leur font faire des choses vraiment ennuyantes. C'est ce qui est arrivé avec moi quand j'ai voulu apprendre la guitare. Je voulais vraiment faire des trucs géniaux dès le début. Je peux enseigner à un débutant quelques battements, et j'aime bien faire ça. Je pense toujours qu'un jour, peut-être, j'arriverai à un point où je pourrais être le mentor de quelqu'un. J'aime beaucoup enseigner aux gens. Déjà à l'école, après avoir joué, je montrais à l'un de mes amis deux trois trucs. Je n'étais pas le meilleur prof au monde, mais j'aimais vraiment ça. Récemment, j'ai rencontré un gars, par le biais d'un ami, qui sort tout juste du lycée musical, où il étudiait la batterie jazz. Quand on répétait, il s'est pointé et on a joué pendant quelques heures, et il m'a expliqué absolument tout, étape par étape. Depuis ça, je comprends les choses encore un peu mieux.
Qui ont été tes principales influences ?
Harry : Avant que j'apprenne à jouer, il n'y avait que la mélodie des chansons qui aurait attiré mon attention. Après, j'ai commencé à jouer, et peu importe le concert où j'allais, je regardais toujours plus le batteur que les autres. Travis Barker avec Blink182, je suis un très grand fan de ce gars. Il est phénoménal... Chad Smith j'adore. John Bonham aussi, et j'aime bien Ringo Starr.
Ton groupe a des influences des Beatles. Comment on se sent lorsque l'on brise un record de charts des Beatles ? Est-ce que tu as une idée de l'impact que ça a ici en Amérique ?
Harry : Oui je sais. C'est bizarre. C'est un honneur et c'est incroyable mais le fait est qu'il faut être prudent. Parce que quand ils disent ça...
C'est presque une malédiction et difficile à vivre avec...
Harry : Exactement. C'est comme quand on va à des émissions de télé, ou de radio, ils nous présentent comme : « Le plus grand phénomène en Angleterre depuis les Beatles ! » et les gens sont : « Oh punaise ». Et au final, on finit par se rabaisser nous-mêmes, en disant : « On n'est pas aussi bon qu'eux ». C'est ridicule. On ne devrait pas être comparé à de si grand groupes.
Vous avez accomplis beaucoup de chose, deux albums numéro 1 en Angleterre, un Brit Awards, le film avec Lindsay Lohan. Je suis bien heureux d'entendre que vous écrivez vos propres chansons, et vous paraissez vraiment très proches tous les 4. Ce n'est pas un peu dur de faire la balance entre tout ça ?
Harry : Ce qui est dur, c'est de se trouver une place. Tu es souvent en train d'insister un peu du genre : « Hé, on est un groupe de rock ! ». On est encore des mecs qui paraissent bien jeunes, donc on ne va pas attirer des personnes de notre age ou plus vieux. Donc c'est quelque d'assez dur.
Et vous voulez grandir avec votre pubilc.
Harry : C'est ce qu'on fait, mais il y a une chose qui est très frustrante, ce qu'on est resté en Angleterre pendant deux ans et demi, et les gens pensent toujours que l'on n'écrit pas nos chansons, ou que l'on ne joue pas de nos instruments. Et a chaque fois que l'on va faire un concert quelque part, il y a toujours des gens qui viennent nous voir pour nous dire : « Je n'arrive pas à croire que vous jouez vraiment !! »
Comment avez-vous eu le rôle dans le film ?
Harry : Je crois que le directeur cherchait un groupe pour le film, et il s'est avéré qu'il est venu en Angleterre quand nous avions un single qui était tombé n°1.
Comment avez-vous crée le groupe ?
Harry : Notre chanteur guitariste Tom avait auditionné pour un groupe appelé Busted qui a eut un énorme succès en Angleterre. C'était le tout premier groupe pop à guitares, et Tom avait été pris. Ils étaient censés être un groupe de 4, mais à la dernière minute, la maison de disque a décidé qu'ils ne seraient que trois. Donc Tom a fait parti de Busted pendant 24h, et on lui a poliment demandé de partir. Mais le management sont resté en contact avec lui parce qu'ils croyaient en lui. Alors Tom a commencé à écrire des chansons, et il est devenu très bon ami avec l'un des gars de Busted. Il partait avec eux en tournée, et tout le long, les managers lui disait : « Ecoutes Tom, on va te trouver un groupe ». Parallèlement, les managers faisaient des auditions pour un autre groupe, et c'est là que Danny, notre autre chanteur guitariste, s'est présenté. Il ne correspondait pas à ce que les managers recherchaient, mais ils l'ont présenté à Tom, et ils se sont tout de suite très bien entendu et ont quasiment écrit un album à eux deux. Alors ils ont commencé à jouer leurs chansons un peu partout dans les maisons de disques, et à peu près tous ceux qui les ont vu leur ont proposé un contrat. Ils ont donc signé avec Universal/Island et ensuite ont lancé des auditions pour un batteur et un bassiste.
Qu'est ce que tu faisais à cette époque là ?
Harry : J'étais à l'école en plein examen, et je jouais dans des groupes. Et mon pote Josh qui faisait partit de mon premier groupe est descendu sur Londres comme Charlie, pour essayer d'entrer dans un groupe. C'est là qu'il a rencontré notre management, et ils lui ont dit : « Désolé, on ne cherche pas à manager quelqu'un en ce moment, mais est-ce que tu ne connaitrais pas un batteur ou un bassiste par hasard ? ». Alors il m'a appelé à l'école, et m'a dit que je devrais passer l'audition. Alors je l'ai passé.
Tu as quitté l'école à ce moment là ?
Harry : Ouais, j'avais 17ans. Et l'été allait bientôt se terminer, alors j'ai dut prendre une décision.
Tes parents t'ont supporté ?
Harry : Oui. Je suis allé dans une école privé, donc évidemment, mon père a dépensé beaucoup d'argent pour mon éducation et il voulait que j'ai de bons diplômes. Mais pour moi, c'était soit sport, soit musique, j'aimais toujours autant jouer. Je ne jouais de la batterie que depuis un an et demi, donc je n'avais pas beaucoup d'expérience. Mais j'étais sûr que c'était ce qu'il fallait que je fasse. Mon père voulait que je reste à l'école, mais on a eu une discussion et j'ai dit : « S'il vous plait, laissez moi tenter cette ma chance »
Tes parents sont-ils heureux de comment les choses ont tourné ?
Harry : Ils sont très heureux ! [Rires]
Trouves-tu qu'il y a une différence entre les batteurs anglais et américains ?
Harry : Bonne question... Je pense oui. En ce moment en Angleterre, tous les groupes qui montent sont vraiment différent et chaque batteur a ses particularités. Je sais que le nombre de percussions n'est pas important, mais ils ont vraiment un style bizarre lorsqu'ils jouent, un genre aigu, indépendant... Je n'aime pas trop ça. A la base, beaucoup de groupes anglais en ce moment sont plutôt sûr. Mais il y en a qui imitent le style américain Emo très cool, ce que j'aime beaucoup. Par exemple, le batteur des Arctic Monkeys a des trucs vraiment intéressants, mais ce n'est pas comme Chad Smith qui est quelqu'un qui a un groove vraiment très solide. J'aime aussi Dashboard Confessional, avec Mike Marsh. J'aime beaucoup son jeu. Ca sonne vraiment structuré, et ça donne un son très individuel. Quand on enregistre une chanson, j'aime que les choses soient structurées.
J'aime beaucoup la façon dont votre chanson I've Got You descend et monte entre les refrains et les couples. C'est vraiment bien structuré justement.
Harry : Je pense que c'est important. C'est un refrain très dynamique, et ensuite le couplet lâche du leste. J'ai essayé ça sur la cymbale ride, mais je trouvais que ça rendait mieux avec le charleston. La basse n'est pas très imposante, donc il n'y a pas trop de grosse caisse. Avec cette chanson, on a fait une semaine de répétition pour la pré-production et on l'a ensuite enregistré à New Orleans, avec le producteur Hugh Padgham.
Est-ce que vous avez écrit cette chanson autour de la batterie, ou tu as d'abord écouté la chanson ?
Harry : J'ai écouté la chanson d'abord. Elle a été écrite par Tom et Danny avec Graham Gouldman de 10cc.
Une chanson que tu préfères jouer en concert ?
Harry : J'aime beaucoup Too Close For Comfort. Elle est très dure à jouer.
Tu aurais des conseils pour quelqu'un qui veut suivre tes pas ?
Harry : Oula, c'est plutôt dur à dire, j'ai surtout été très chanceux. Je pense que le principal c'est de travailler dur, beaucoup jouer, et il faut vraiment le vouloir et être prêt à tout. Je vois beaucoup de groupes qui ont du potentiel, et ils viennent me voir et me demande d'écouter leur démos. La plupart du temps, je trouve que c'est bien, mais souvent, ils auront besoin d'écrire plus, et créer de meilleures chansons pour devenir de meilleurs musiciens. Mais les gens sont très impatients. Ils veulent tout faire tout de suite. Mais vous devez le vouloir pour les bonnes raisons. Les jeunes doivent comprendre que ça peut paraite glamour, et très cool d'être célèbre, mais il peut y avior aussi beaucoup de pression. Les gens sont constemment en train de vous regarder, et ce n'est pas facile. Vous n'êtes pas obligé d'être célèbre pour y arriver. Vous n'avez pas besoin de la célébrité pour avoir le sentiment d'avoir achevé quelque chose. La principale chose que je trouve de bien dans le fait d'être célèbre, ce sont les concerts que l'on joue, ou alors enregistrer un album. Tout est pour la musique.
voila!!!